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Découvrir Vierzon

Facile d’accès, situé à 1h30 de Paris par le train et à moins de deux heures par l'autoroute, Vierzon bénéficie d’une situation exceptionnelle et d'un environnement de qualité.

Facile d’accès, à 1h30 de Paris par le train et à moins de deux heures par l'autoroute, Vierzon bénéficie d’une situation exceptionnelle, au carrefour de plusieurs voies de communication : les autoroutes A71, A85 et A20 ainsi que le nœud ferroviaire commun aux lignes Paris-Toulouse et Lyon-Nantes.

Porte de la Sologne et de la Champagne Berrichonne, Vierzon (28 000 habitants), Sous-Préfecture du Cher, occupe une position privilégiée en Région Centre-Val-de-Loire.

Vierzon bénéficie d'un environnement de qualité. C'est une ville d’eau, à la croisée de 5 rivières dont l’Yèvre et le Cher. Elle est traversée par le Canal de Berry et ceinturée d’une magnifique forêt domaniale de 7500 hectares au sud de la forêt de Sologne. On y trouve une base nautique, un golf international 18 trous, plusieurs centres équestres et 78 km balisés de chemins de randonnée.

Riche d’un patrimoine tant historique et naturel, qu’industriel, la ville, s’est forgée une solide renommée de savoir-faire et de créativité, notamment dans la métallurgie, la mécanique de précision, la porcelaine avec  le dynamisme de son tissu de PME / PMI, à la pointe de secteurs technologiques hautement spécialisés.

Au-delà de la route de la porcelaine qui mène aux ateliers les plus réputés, la qualité du terroir vierzonnais passe aussi par le plaisir de la table, les produits solognots de la chasse et de la pêche, se mariant aux vins du Pays de Vierzon (Quincy, Reuilly AOC) et aux fromages de chèvres du Berry.

Un peu d'histoire

Ancienne station préhistorique à Bellon, avec atelier de taille du silex, notre cité fut probablement une des vingt villes détruites par Vercingétorix lors du siège d’Avaricum par César. Après la conquête, elle fut probablement un oppidum Gallo-romain, point de défense à l’entrée ouest du Berry, établi sur une butte, exposé au midi, surveillant le confluent de l’Yèvre et du Cher et protégé par la forêt et la Sologne au nord. Un château mérovingien s’y installa, puis les Normands s’y fortifièrent sur la motte féodale. Ils devinrent seigneurs de Vierzon et la ville se développa à l’intérieur de remparts à l’Ouest du château. Les Anglais (Richard Cœur de Lion en 1196, puis le Prince noir) incendièrent et prirent la ville et le château. Du Guesclin en chassa les Anglais en 1370 et redonna Vierzon à la couronne de France. Elle devint alors un des centres de ravitaillement des armées de Jeanne d’Arc.

Vierzon subit les guerres de religion, mais resta catholique. La révolution de 1789 n’apporta pas de grandes secousses, mais Vierzon paya ensuite largement son tribut aux guerres modernes. En 1870-71, l’avant-garde des Ulhans traversa la ville mais se replia rapidement. Si Vierzon fut épargnée par la guerre de 1914-18, elle fut durement éprouvée par celle de 1939-45. La ligne de démarcation coupait la ville en deux et à ce titre de violents bombardements détruisirent le septième de la ville, qui, une fois de plus se releva de ses ruines.

Jusqu’en 1779 Vierzon vivait du commerce et de l’artisanat, puis vint le temps de l’industrialisation.

Travail du fer : un savoir-faire Berrichon

Le travail du fer marque le début de l’industrialisation de Vierzon. En 1779, le Comte d’Artois, futur Charles X, crée en bordure de l’Yèvre une forge avec fonderie et hauts fourneaux. Elle bénéficie du savoir-faire sidérurgique ancien du Berry et du minerai acheminé par le Cher et le Canal de Berry (1830).

La présence d’argile réfractaire favorise la naissance d’une activité porcelainière à partir de 1816.

La tradition des arts du feu se perpétue avec la création de deux verreries en 1860 et 1874, qui existeront jusqu’en 1957.

Le machinisme agricole : la spécialité vierzonnaise

C’est en 1847 que Célestin Gérard arrive à Vierzon. Son petit atelier en face de la gare deviendra la « Société Française de Matériel Agricole et Industriel ». Une synergie se met en place ; la réputation de la « Française » attire les capitaines d’industrie. Au début du XXe siècle, la capitale du machinisme agricole compte plusieurs firmes de batteuses et de locomobiles dont Brouhot, Merlin, La Vierzonnaise et la Française. Ces machines se vendent partout dans le monde. En 1959, la société américaine CASE rachète la SFMAI et la production de matériel de travaux publics remplace progressivement celle du matériel agricole.

Le développement industriel de la Ville s’accompagne au XIXe siècle d'un essor des revendications ouvrières pour de meilleurs conditions de travail et de rémunération. Le mouvement ouvrier devient très important aux débuts de la IIIe République, en particulier sous l'impulsion décisive d'Edouard Vaillant qui revient dans sa ville natale après un exil de plus de dix ans consécutif à sa participation à l’insurrection de la Commune de Paris en 1871 pour laquelle il fut condamné à mort par contumace.

Patrimoine industriel

La forêt et la rivière, le combustible et la force motrice : Vierzon est sur un site idéalement placé qui explique en partie sa rapide vocation industrielle. Pour rentabiliser ce site, le comte d’Artois, futur Charles X, alors seigneur de Vierzon, décide en 1779 la création d’une forge. Première "usine" vierzonnaise, cette forge fabriquera des outils agricoles avant de se tourner vers la production d’armes lors des guerres révolutionnaires.

Deuxième type d’industrie à voir le jour : la porcelaine. Une première manufacture de ce type s’ouvre en 1816 près du château de Bel Air. D’autres usines seront créées qui feront de Vierzon un centre important de porcelaines et autres productions en Berry. Mais Vierzon va surtout bénéficier d’infrastructures importantes : le Canal de berry et le chemin de fer. Ouvert en 1829, le canal relie le bassin houiller de Commentry à Tours. Quant à la gare de Vierzon, elle est inaugurée en 1847, sur la ligne du Paris Orléans. Ces deux voies permettent à Vierzon la réception de produits manufacturés.

La dernière industrie est celle du machinisme agricole avec, en 1847, l’installation à Vierzon du vosgien, Célestin Gérard qui rendra le nom de "Vierzon" célèbre dans toutes les campagnes françaises.

Marc Larchevêque 

Quand Marc Larchevêque rachète l’usine de son père rue Pierre Debournou en 1891, il n’a pas vingt ans. Chimiste de formation, génial inventeur, Marc Larchevêque est à l’origine de nombreux procédés de fabrication encore utilisés actuellement. Egalement fondateur de la section céramique de l’Ecole Nationale Professionnelle (1921), il termine sa carrière capitaine des Sapeurs Pompiers de Vierzon, dirigeant le corps vierzonnais depuis 1899.

Célestin Gérard

1847, Célestin Gérard, compagnon menuisier s’installe à Vierzon et ouvre, face à la gare qui vient d’être inaugurée, un atelier de réparation pour matériels agricoles. Inventeur de génie, il sera à l’origine de la première locomobile française, qui mettra l’entreprise sur les rails durables de la réussite. Quand il vend son usine en 1879 à la famille Arbel, ce sont cinq cents ouvriers qui deviennent S.F.M.A.I.* et vont fabriquer, à compter de 1934, les tracteurs deux temps au bruit si caractéristique, les "Vierzon". * Société Française de Matériel Agricole et Industriel

Machinisme agricole

Si Célestin Gérard est bien le précurseur du machinisme agricole vierzonnais, quatre usines vont voir le jour à Vierzon qui produiront 70% du matériel de battage entre 1920 et 1950. Merlin, Brouhot, "la Vierzonnaise" se lanceront, après "la Française", dans l’aventure agricole au tournant du 20ème siècle. Des générations d’agriculteurs français utiliseront les batteuses, presses à paille et autres monte-gerbes sortis des ateliers des trois principales usines que sont "la Française", "Brouhot" et "Merlin".

L’association Mémoire Industrielle et Agricole du Pays de Vierzon et la ville de Vierzon collaborent, dans le cadre du contrat de site de Romorantin, avec quatre musées spécialisés dans le domaine de la mécanique : l’Espace automobiles Matra à Romorantin (41), le musée du Patrimoine de l’Equipement à Vatan (36), le musée du Poids Lourd à Montrichard (41) et le musée de l’Automobile à Valençay (36). Grâce à Centre-Sciences, association ayant pour objectif de promouvoir la culture scientifique, un film promotionnel retraçant l’histoire de ces cinq lieux a pu être réalisé. Ce documentaire intitulé « Cinq paroles pour une voie » a été produit par la société Prospective Image de Gérard Poitou et c’est le journaliste Philippe Claire qui s’est chargé de réaliser les entretiens. Celui concernant Vierzon a été effectué avec la collaboration d’Henri Letourneau et permet de retracer l’histoire du machinisme agricole de Vierzon.

Une collection de machines agricoles est constituée par les associations « Mémoire Industrielle et Agricole du Pays de Vierzon », « Les amis du Vieux Vierzon » et la ville. Locomobiles, tracteurs ou batteuses forment ainsi un témoignage de la production de l’époque.